Les changements constitutionnels

 Depuis les indépendances, les dirigeants africains se sont pour principales premières actions la modification du contenu constitutionnel, selon leur gout et ambition. Cette situation s’est pérennisé et constitue de porter de coups durs sur l’Etat de droit et les libertés des uns et des autres. Au Sénégal, par exemple, bien que le pays dispose d’une bonne réputation à l’étranger grâce notamment sa stabilité sociale et politique mais aussi les moments forts qui ont eu à marquer le paysage médiatique, politique, diplomatique du pays et les grandes puissances du monde entier : les deux alternances pacifiques (2000, 2012), il n’est pas rare que constater des faits contraire à l’esprit démocratique et à l’Etat de droit. Ces faits concernent notamment les modifications constitutionnelles et autres formes de ce genre.

 Les différents révisions constitutionnels et suppressions du poste de Premier ministre

 L’accession de notre pays à la souveraineté internationale, force est de constater que la loi fondamentale du pays est souvent revisité pour « solutionner » des calculs politiciens. En fait, les luttent politiques constituent, implicitement, souvent les principaux motifs des révisions constitutionnelles. En effet, la Constitution adoptée le 7 mars 1963, a ainsi connu pas moins de vingt modifications en l’espace de trente-sept ans nous apprend nous apprend Assane Thiam. C’est-à-dire durant le règne du Parti Socialiste. Abdoulaye Wade, qui a eu à diriger le pays de la Téranga pendant douze (12) longues années arrive au pouvoir avec la même idée et les mêmes ambitions de remanier sans scrupules la loi fondamentale. Et malheureusement pour lui, le dernier acte posé lui a valu une sanction très sévère des sénégalais. Cependant, il fut le seul président à ne pas avoir supprimé le poste de chef de gouvernement. Sous le régime de Macky Sall, la situation est encore plus critique. En effet, le président Sall, élu en 2012, n’a pas hésité à toucher à la constitution, après seulement quelques mois au pouvoir. C’est cette première révision qui a permis de supprimer le sénat. Pourtant, selon le président Macky Sall, cette mesure avait pour but de « rationaliser les dépenses de l’Etat ». Cependant quelques temps plus tard, le Haut conseil des collectivités territoriales est mis en place. La création de cette institution est d’ailleurs beaucoup décriée par les mouvements citoyens et la société civile sénégalaise pour manque d’utilité et d’intérêt générale. En 2016, Macky annonce une autre révision de la constitution par voie référendaire, cette fois-ci pour réduire et maintenir le mandat du président de la République à Cinq (5) ans et le nombre de mandat à deux. En 2019, le locataire de la maison du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor décide de supprimer le poste de premier ministre par une autre révision de la Loi fondamentale. Cette initiative avait même occasionné l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna lors d’une manifestation contre ce nouveau projet de loi. Et deux ans après, l’histoire semble donner raison à l’activiste qui pensait que c’est une loi anticonstitutionnelle.

 Le président s’était donc trompé !

 Et revoilà la primature !

 Et le Premier Ministre ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Syndicalisme estudiantin: Quelle arnaque !

compte-rendu de la cérémonie de passation de services

OMAR BLONDIN DIOP (1946-1973), Une voix qui empêchait Senghor de "déclamer ses vers"