34 ans après, le ‘’CHE’’ est plus que jamais présent dans nos cœurs, dans nos actions, dans vos vies.
Ce 15 Octobre 2021 marque le 34e anniversaire de la Mort par assassinat du Président Burkinabè Thomas Sankara. Surnommé le ‘’Che’’ africain, Thomas Sankara est né en 1949 à Yako dans le nord de ce qui était alors la Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso. Après avoir fréquenté l’école, et l’académie militaire de Madagascar, Sankara revient dans son pays dans les années pour servir ses proches. Il intègre ainsi l’armée Burkinabè et occupe différentes fonctions dont le statut de Capitaine. Ainsi, en janvier 1983, il est nommé premier ministre sous la présidence de Jean Baptiste Ouédraogo. Il commença dès lors à dévoiler les failles de l’administration par des discours révolutionnaires et fut emprisonné par le régime en place avec quelques de ses frères d’armes. Après de vives manifestations pour demander sa libération, il est affranchi quelques jours plus tard. Thomas décide dés lors de prendre les choses en main. Il lance la révolution qu’il assumera jusqu’à la dernière seconde de sa vie.
En Août 1983, il déloge le président Ouédraogo et s’empare du pouvoir avec notamment l’appui de ses frères d’armes et le soutien de son ami de toujours Blaise Compaoré. Le ‘’Che’’ africain devient ainsi le symbole de l’intégrité, de la jeunesse africaine. Ce fut le début d’une période de rupture, de changement, d’affirmation de l’africanité et de la lutte contre l’impérialisme, et d’un engagement à servir dignement et fièrement l’Afrique. Après juste quelques mois au pouvoir, le ‘’Che’’ met en place des comités de Défense de la Révolution (CDR) et des tribunaux qui appuient le Comité National de la Révolution dans le pilotage de l’action gouvernementale. Des structures décentralisées et très proches des populations contribuèrent fortement à asseoir une gouvernance participative et incluse. Car selon lui, seul le peuple est souverain. Donc seule force légalement digne à gérer et s’autogérer.
Pour mener à bien les politiques nécessaires, il jugea nécessaire de réduire le budget de l’Etat et impose à tous les membres du gouvernement d’alors des Renault 5 comme voiture de service. L’objectif est réduire le train de vie de l’Etat avec des dépenses moins couteuses pour le contribuable.
Le lien très proche, amical, révolutionnaire et panafricain avec le guide libyen et certains dirigeants jugés trop dangereux pour la jeunesse africaine a valu au modèle président des inimitiés en Afrique comme dans le reste du monde. Mais ce qui dérangeaient le plus ses homologues africains chez lui, c’est ce caractère et comportement révolutionnaire qu’incarne ce jeune président. Ils voyaient en lui un danger quant à leur popularité, et surtout à l’avancée et l’aboutissement de leurs politiques bidonnes et néo-impériales. Alors que Thomas est l’incarnation de la rupture, du changement, et de l’anti-impérialisme. Bref, du ‘’Che’’.
Au-delà de la cause féminine pour laquelle il n’a cessé de se battre, ce héros africain était également un fervent défenseur de l’environnement. Il invités souvent ces compatriotes à la préservation de l’environnement. Mieux, il avait mis en place des politiques écologiques visant à réduire les risques liés à la dégradation de ce milieu. Il interdisait également les feux de brousses et les divagations des animaux dans certains espaces des territoires.
Le 29 juillet 1987, lors d’une réunion à l’UA, Thomas Sankara, dans un discours fort appela ses homologues africains de ne pas rembourser la dette aux pays occidentaux. Ce fut une décision forte, révolutionnaire et très osée. Un autre discours très mémorable sera également prononcé par Thomas dans la tribune de l’ONU quelques mois avant son assassinat.
Sankara, l’homme intègre décide, alors, de révolutionner son pays, désormais Burkina Faso. Il entama la réalisation de programmes et actions très concrets notamment la lutte pour l’autosuffisance alimentaire et l’accès des femmes aux terres qui vont consister à lutter contre la pauvreté et la précarité dans les ménages. Cette politique a été suivi par d’autres notamment la généralisation de la vaccination, la construction d’hôpitaux et de dispensaires, le respect de leur droit, l’assainissement des finances publiques par la réduction des dépenses de l’Etat envers des fonctionnaires et la lutte contre la corruption qui est l’incarnation de nombreux régimes en Afrique, la valorisation de consommé local entre autres.
Tous les politiques qu’il a mises en place ont eu des percées très marquantes et ce, dans tous les domaines qu’il s’était investi.
Le 15 Octobre 19787, après quatre années passées à la tête du Burkina, Thomas Sankara fut assassiné par un commando avec douze de ses collaborateurs, tous presque des jeunes. Son ami Blaise Compaoré accéda ainsi au pouvoir. 34 ans après son assassinat, le mystère règne toujours et les africains restent toujours sur leur faim. Et depuis quelques années, un collectif est mis en place pour une campagne internationale Justice pour Sankara. Finira-t-on par lever le voile sur les circonstances de la mort de ce Héros africain et qu’enfin la vérité manifeste ? Le temps nous le dira.
Ceci est un compte-rendu d’un débat fructueux organisé par le Mouvement des Jeunes Panafricains de la Région de Kolda en hommage de ce digne et honnête fils de l’Afrique, Thomas Sankara.
C’est une occasion de commémorer leur mentor, leur référence, lui guide. L’homme charismatique, cette force qui a, durant sa vie, effrayé même les détenteurs des armes atomes. Le Père de la Révolution Burkinabè. Le modèle de la Jeunesse africain.
Justice Pour Sankara
Justice notre ‘’Che’’
Justice pour la jeunesse africaine
Justice pour toute l’Afrique
LES JEUNES PANAFRICAINS DE LA RÉGION DE KOLDA
UNION- SOLIDARITÉ- RÉVOLUTION
CELLULE DE COMMUNICATION JPK
Image: Bibliomonde
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