Le rôle des regroupements d’élèves et d’étudiants : le cas des amicales locales
Je me rappelle de la journée d’accueil qui nous a été organisé par l’amicale des élèves et étudiants de la Commune de Sinthiang Koundara, communément appelée (UCEES). Ce fut une journée riche en émotion, en connaissance avec bien sur les anciens et d’autres nouveaux amis et surtout, après l’exposition d’un thème sur les difficultés de la vie estudiantine dans nos différents campus universitaire, un moment de prise de conscience des défis qui nous attendent et qu’il faudra impérativement relever. Nouveau bachelier j’étais, futur étudiant de la prestigieuse faculté des Lettres. Après retrait de mon relevé de notes, une chose m’était un peu certaine : j’allais être orienté au département de philosophie si j’avais choisi cette discipline. Et ce ne serait pas une surprise, vue mes notes au BAC et mes prestations lors des différents cours de philo. Et je me souviens encore de ce lourd nom avec lequel mes amis m’appelaient : le philosophe. Je me rappelle aussi du travail abattu par le président de l’UCEES, d’alors, M. Amadou Baldé qui s’était donné corps et âme pour que nous réussissions cette première phase pour entrer dans la vie universitaire.
Quel (s) le (s) rôle (s) joue (nt) que les amicales locales ?
Les amicales d’étudiants sont connues pour leur vie associative. C’est une véritable famille malgré les quelques incidents qui peuvent se produire. Des liens très forts les unissent les uns aux autres.
Il est vrai qu’il arrive que les associations censées défendre la cause des élèves et étudiants soient dévoyées par des manœuvres politiques et politiciennes. Et cela passe souvent par des promesses de financements ou de soutiens financiers et matériels car les amicales vivent dans des conditions difficiles. Ces politiciens constituent de véritables vaches laitières pour certains présidents d’amicales depuis leur campagne électorale. Cette pratique constitue un réel danger à la vie et survie de ces structures. Pourtant, ces organisations doivent s’éloigner des camps et jeux politiques. Apoltiques, elles doivent être.
Au-delà de ces pratiques malsaines auxquelles s’adonnent certains dirigeants d’amicales, force est de constater que ces regroupements jouent un rôle capital dans les études et la formation des étudiants et élèves. En effet, en dehors du local ou des locaux qu’ils trouvent, les amicales mettent en place des stratégies pour mieux accompagner les étudiants et élèves. C’est l’exemple du système de tutorat mis en place par plusieurs présidents pour permettre de sauver pas mal d’espoir. Les journées d’accueil et d’intégration des nouveaux bacheliers en faits également partie.
Le fait de dispenser des cours de vacances aux frères et sœurs de l’élémentaire, du moyen et aussi et surtout du secondaire constitue un véritable moyen permettant aux frères et sœurs de consolider leurs acquis.
D’autres questions aussi bénéficient souvent des réponses de la part de ces regroupements d’élèves et d’étudiants. C’est le cas des activités pédagogiques, sportives, culturelles, l’organisation des journées de désherbage des cours d’écoles, de nettoyage préscolaire.
C’est dans cet esprit de partage, de travail, de responsabilité, de servir que l’Union des Elèves et Etudiants Ressortissants de Sinthiourou Samba Foula (UEERS) a été mis sur pied. Le but est d’abord et avant d’œuvrer pour la cause de l’élève et de l’étudiant ressortissant de cette localité mais aussi de promouvoir l’éducation et la formation des uns et des autres.
Ainsi, pour réussir cette mission, un défi de taille nous attend : lutter contre l’abandon précoce des jeunes filles à l’école, qui parfois ont un avenir radieux devant elles.
Vous Servir sans vous Asservir, voilà, chers élèves et étudiants, notre philosophie
Le chargé de l’Information et la Communication de L’UEERS



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