Célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse : le Sénégal n’est pas en reste.
Au Sénégal, devant le
siège du ministère de la culture et de la communication, un sit-in a été
organisé à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Nombreux, les journalistes étaient vêtus majoritairement de rouge « de colère »
pour exprimer leur indignation face aux nombreux comportements ignobles que
subissent les ces techniciens de l’information. Cameramen, photojournalistes,
techniciens, chauffeurs d’organes de presse, tous étaient là pour insurger
contre les actes inadmissibles dont les journalistes sont victimes dans les
rédactions et sur le terrain. Ils étaient accompagnés par différents acteurs
des organisations de la société civile dont Guy Marius Sagna de FRAPP, Seydi
Gassama d’Amnisty International et entre autres….
Outre ces acteurs et
activistes cités ci-dessus, différents représentants de différentes sections de
la presse étaient au rendez-vous. C’est le cas de Mamadou Thior, président du CORED (Conseil pour l’observatoire des
règles d’éthique et de déontologie dans les médias au Sénégal, d’Assane Diagne le directeur du bureau de
Dakar de Reporters sans Frontières en Afrique de l’Ouest, de Bamba Kassé le secrétaire général du
Synpics (Syndicat des professionnels de l’information et de la communication).
Ces gens n’ont pas manqué
à donner leur ressenti quand à l’exercice de leur métier. Pour rappel, cette
année, le Sénégal, considéré jusque-là comme l’une des démocraties les plus
stables, a connu de nombreux épisodes
noirs. En effet, le Sénégal a reculé de deux points du classement de la liberté
de la presse, passant de la 47e à la 49e place d’après
l’ONG Reporter Sans Frontières(RSF). Selon un constat d’africanews,
des entreprises de presse ont été la cible d’attaques, des journalistes et
cameraman violentés, des chaines de télévision ont même vu leurs signaux coupés
lors de ces deux dernières années.
Ce sit-in était aussi
l’occasion pour ces « défenseurs » de la démocratie d’exiger
l’application immédiate du nouveau code de la presse, voté à l’assemblée
nationale le 20 juin. Ils préconisent également que la Cnra (conseil national
de régulation de l’audiovisuel) soit remplacée par Harca (Haute autorité de la
régulation de la communication audiovisuel).

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