Célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse : le Sénégal n’est pas en reste.

Depuis que l’organisation des Nations Unies a proclamé le 03 mai comme journée mondiale de la liberté de la presse suivant les recommandations adoptée de la vingt-sixième session de la conférence générale de l’UNESCO en 1991, cette date est commémorée chaque année à travers le monde.  C’est une journée lors de laquelle les journalistes rendent hommage à leurs confrères et consœurs tombés sur le terrain mais aussi pour étaler leurs différentes revendications et dénoncer les dérives dont ces gens sont victimes. Selon l’UNESCO, « le 3 mai sert à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle. Tout aussi importante, la Journée mondiale de la liberté de la presse est une journée de soutien aux médias qui sont des cibles pour la restriction ou l'abolition de la liberté de la presse. C'est aussi une journée de commémoration pour les journalistes qui ont perdu la vie dans la poursuite d'une histoire ».

Au Sénégal, devant le siège du ministère de la culture et de la communication, un sit-in a été organisé à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse. Nombreux, les journalistes étaient vêtus majoritairement de rouge « de colère » pour exprimer leur indignation face aux nombreux comportements ignobles que subissent les ces techniciens de l’information. Cameramen, photojournalistes, techniciens, chauffeurs d’organes de presse, tous étaient là pour insurger contre les actes inadmissibles dont les journalistes sont victimes dans les rédactions et sur le terrain. Ils étaient accompagnés par différents acteurs des organisations de la société civile dont Guy Marius Sagna de FRAPP, Seydi Gassama d’Amnisty International et entre autres….

Outre ces acteurs et activistes cités ci-dessus, différents représentants de différentes sections de la presse étaient au rendez-vous. C’est le cas de Mamadou Thior, président du CORED (Conseil pour l’observatoire des règles d’éthique et de déontologie dans les médias au Sénégal, d’Assane Diagne le directeur du bureau de Dakar de Reporters sans Frontières en Afrique de l’Ouest, de Bamba Kassé le secrétaire général du Synpics (Syndicat des professionnels de l’information et de la communication).

Ces gens n’ont pas manqué à donner leur ressenti quand à l’exercice de leur métier. Pour rappel, cette année, le Sénégal, considéré jusque-là comme l’une des démocraties les plus stables,  a connu de nombreux épisodes noirs. En effet, le Sénégal a reculé de deux points du classement de la liberté de la presse, passant de la 47e à la 49e place d’après l’ONG Reporter Sans Frontières(RSF). Selon un constat d’africanews, des entreprises de presse ont été la cible d’attaques, des journalistes et cameraman violentés, des chaines de télévision ont même vu leurs signaux coupés lors de ces deux dernières années.

Ce sit-in était aussi l’occasion pour ces  « défenseurs » de la démocratie d’exiger l’application immédiate du nouveau code de la presse, voté à l’assemblée nationale le 20 juin. Ils préconisent également que la Cnra (conseil national de régulation de l’audiovisuel) soit remplacée par Harca (Haute autorité de la régulation de la communication audiovisuel).

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